Mercredi 12 novembre 2008
J'ai choisi d'étrenner cette nouvelle rubrique avec le livre qui m'a réconciliée (je n'étais pas fâchée-fâchée non plus, notez bien) avec la lecture de livres. Entendez par "livres" documents autres que magazines, livres pour enfants, revues...
En prévision d'un voyage certainement long et éventuellement pénible (vous savez, 21h45 , le mariage à La Réunion) je me suis dit que ce serait une bonne idée de trouver un bouquin, même un roman dit "de hall de gare" pour m'accompagner au cas où je m'ennuierais un moment dans l'avion.... 12 heures toute seule, ça peut être long...
Mission:  trouver un livre de poche dont la couverture et/ou le titre me fasse de l'oeil.
C'était pas gagné.
Charmant qui m'accompagnait à l'aéroport et donc dans ma recherche subite a bien failli craquer. Le vendeur a du se demander si j'allais repartir avec quelque chose.
Moi même, je commençais à avoir un sacré doute...

Et puis j'ai trouvé ça


Bon, c'est vrai, la couverture n'était pas abîmée lorsque je l'ai acheté... Mais il a fait quelques milliers de kms, toujours à portée de main, donc pas toujours dans le contenant adéquat (comme Sheila-dirait Charmant...)

C'est pas que je me suis embêtée dans l'avion, ni que j'étais trop mal installée pour dormir. C'est juste que l'ambiance de ce thriller/policier m'a littéralement absorbée, avalée, envahie, scotchée.
Ce n'est pas de la "grande" littérature, entendons nous bien. Mais cette atmosphère.... moite, presque étouffante. Puis cette bouffée d'oxygène (après une ou deux scènes particulièrement difficiles) avant d'arriver à une fin... dont je ne dévoilerai rien ici tellement j'ai apprécié la lecture de ce livre et tellement j'aimerais que vous ressentiez la même chose si l'envie vous prenait de parcourir ses pages.

Je vais juste vous en citer les première lignes,  

    
"La première sirène d'alarme s'est déclenchée dans ma tête au moment où le patron et le pêcheur de homards m'ont montré ce qui s'était échoué sur la grève. Il m'a suffit d'un regard au fracas des vagues pour comprendre que démonter le canular de Pig Island ne serait pas une partie de plaisir, contrairement à ce que j'avais espéré."

 puis un court extrait à la manière d'un tag que j'ai vu circuler deci delà sur les blogs. 
Page 123: (...)
" Pas l'ombre d'une mise en garde. Des défenses dignes d'une base militaire et pas le moindre panneau de danger le long du périmètre que j'avais arpenté tout à l'heure. 
     J'ai entendu un murmure étouffé. 
     Ça venait de derrière le grillage. J'ai retenu mon souffle. 
     Nouveau murmure. 
     Poussant sur ma bonne jambe, j'ai pivoté sur le sol pour faire face à la clôture. Un damier d'ombres recouvrait la forêt. Au dessus de moi, une tête de porc, auréolée d'insectes, me fixait avec indifférence. Quand j'ai voulu tourner la tête, mille dards acérés m'ont transpercé la nuque et j'ai grimacé de douleur. Un vague bruit. Un craquement de brindilles. Puis le silence. Je n'osais plus respirer. 
   - Ils ne vous ont pas prévenu  ?"

En savoir plus ? Cours chez ton libraire (ou à la bibliothèque) et n'oublie pas: 


                                                            "Corne pas ta page !!!"




Par La Romanche - Publié dans : Corne pas ta page - Communauté : papierlibre
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